Lorsqu’on pense aux grandes places financières européennes, Paris, Francfort ou Londres viennent souvent à l’esprit. Pourtant, la Bourse de Milan, via son indice phare FTSE MIB, mérite une attention particulière, notamment comme complément de portefeuille aux actions françaises.

Le FTSE MIB regroupe les 40 principales capitalisations de la Borsa Italiana, aujourd’hui intégrée à Euronext Milan. Ces entreprises sont sélectionnées pour leur liquidité et leur poids économique, avec une pondération plafonnée à 15 % par titre afin de limiter les déséquilibres. La composition de l’indice est revue chaque trimestre, assurant une réactivité au contexte économique.

Une structure sectorielle très différente du CAC 40

L’un des grands atouts du FTSE MIB est sa structure sectorielle, bien distincte de celle du CAC 40.

D’après Finanzaonline (mars 2025), les secteurs les plus représentés sont :

  • Banques et assurances : près de 40 % de l’indice (Intesa Sanpaolo, Unicredit, Generali…)
  • Énergie & utilities : ~15 % (Enel, Eni, Terna…)
  • Automobile & industrie : ~15 % (Stellantis, Ferrari, Iveco…)

À l’inverse, le CAC 40 est davantage exposé au luxe (LVMH, Hermès), à la santé (Sanofi) et aux technologies, avec une part bien plus faible accordée aux banques et à l’énergie.

👉 Pour un investisseur français, cela signifie que s’exposer au marché italien revient à investir dans des cycles économiques différents, davantage liés aux taux d’intérêt, aux matières premières et à l’industrie lourde.

Des performances solides mais plus volatiles

Malgré sa réputation de volatilité, le FTSE MIB affiche une performance robuste :

  • +22,2 % sur un an (juin 2024 → juin 2025)
  • +83,8 % sur trois ans selon Marketscreener Italia

Après un net rebond en 2021 (+23 %) suivi d’un recul en 2022 (−13 %), l’indice a connu un retour en force en 2023 (+28 %) et poursuit sa progression en 2024–2025.

En quoi cela constitue une bonne diversification ?

  • Différences sectorielles : alors que le CAC 40 surpondère des secteurs défensifs et internationaux (luxe, santé), le FTSE MIB est plus cyclique, domestique et sensible aux taux.
  • Moindre corrélation en période de choc : les titres bancaires ou industriels italiens réagissent différemment aux événements macroéconomiques que les géants du luxe français.
  • Opportunités de croissance spécifiques à l’Italie : notamment dans l’énergie (transition verte) ou l’industrie automobile (avec Stellantis, Ferrari…).

En combinant ces deux indices, un investisseur bénéficie d’une exposition plus équilibrée à l’économie européenne, en répartissant les risques et en captant des cycles de croissance complémentaires.


sources:

• Finanzaonline, « FTSE MIB: i settori con il maggior peso », 11 mars 2025

• Marketscreener Italia, « FTSE MIB – Performance 3 anni », consulté en juin 2025


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